Ok disons le tout de suite, j'ai bien failli ne pas y aller.
Déjà pour le fait qu'on s'y est prise tard et que j'avais la crève.
Puis l'envie dépasse le reste.... "Allé ! J'y vais !"
Attrapage de bus en beauté.
RER pile à l heure.
Et j'arrive devant bastille en pleine effervescence... Aida est la. Elle me rejoint avec un grand sourire.
C'est bon. Qu'est ce que c'est bon...
On croise son peuple, la tribu des marginaux, émos en tout genre, colorés, décolorés, crétés, décrétés...
Jamais vu ça... j'en prends un coup aux mirettes.
Aida joue de la guitare, elle a progressé, elle chante même mieux...
Nous levons finalement le camps, car les gens commencent a se rassembler, 20 heure approche... La foule se regroupe devant la scène...
Quelques badaux, quelques ivrognes, beaucoup de couples...
Et elle et moi au milieu de tout ca.
Ca y est les premières notes surgissent, les premières voyelles... Et les premiers frissons sur nos bras.
On se regarde, on constate un miracle. Les instruments nous parlent.
Un plaisir intense de communier autour de la musique, cette fête est merveilleuse.
Pascale Picard est magnifique, elle dégage une énergie incroyable, elle est puissante elle est communicative.
Elle viens de se faire de nouveaux fans.
Ma poitrine palpite avec la puissance du son, je sens mon pantalon vibrer autour de mes jambes par les ondes sonores, et je crie.
Puis enfin... après cette introduction puissante... les choses sérieuses commencent.
J'étais venue pour ça.
Ca y'est elle est la.Elle entre sur scène, d'un seul mot la foule se regroupe en rang plus serrés... on a de la chance, on voit tout, on est dans les premiers rangs.
Une douce explosion de joie monte en moi. Je ne tiens plus, je me crispe, je regarde Aida en souriant, j'attrape son bras et le serre...je jubile.
Ca y'est... je... elle...elle chante !
Mademoiselle K fut extraordinaire, mieux encore que la haute idée que je m'en faisait... Un charisme fou, des chansons rythmées par de nouvelles sonorités. Et la ferme impression qu'on est fixé par cette femme.
Je connais les paroles par coeur, et j'éprouve un plaisir fou a chanter a l'unisson avec une foule d'autres personnes aussi mordues que moi. Je jette un regard en arrière... des gens à perte de vue.
Alors j'hurle de joie, je m'extasie, je danse, je me lâche. Je regarde Aida alors que le soleil se couche.
Elle sourit. Mon dieu...que c'est beau.
C'est si bon d'exister.
L'euphorie durera encore longtemps après ce concert.
On part tout de suite après son passage sur scène, on exerce le slalom de gens a la perfection. Cette place est remplie de monde. On voit des têtes jusqu'à la ligne d'horizon, et par delà encore.
Et cela à quelque chose d'effrayant, d'effarant, d'étouffant.
Vite, il faut sortir de la.
A la moindre brèche, nous nous engouffrons dans un flux ininterompue de personnes surexcitées. C'est le délire... On se tient la main, on arrive enfin a trouver un endroit plus respirable... Je regarde vers le monument... l'éclairage est sublime, le ciel est incroyablement beau. Je lui demande de s'arrêter, juste pour que l'on regarde. C'est juste... à couper le souffle. Un court instant, pour le reprendre, et on décolle.
Je cours avec Aida à l'autre bout de mes doigts, j'hurle. C'est incroyable de se sentir aussi vivant.
"J'ai l'impression d'etre dans un film américain" lui souffle-je. On s'installe dans un bar sur notre chemin... je me remet difficilement de mes émotions.
Un redbull pour moi, une desperados pour elle. Pas envie d'alcool. Envie de rester lucide. Pour une fois.
Puis le retour, direction la maison, RER E. Le voyage est calme... Paisible. Aida colle sa tête a la fenêtre et regarde au loin d'un air évasif. Le ciel est toujours aussi beau, et une sensation de sérénité absolue me saisit.
Pas besoin de parler. C'est indisible.
Arrivée a la gare du Raincy. Il est 23 h 30 et Aida est surexcitée.
Elle décide de s'asseoir par terre et de jouer encore de la guitare.
Je suis un peu surprise, j'hésite à la rejoindre. Elle insiste... "oh et puis merde c'est la fête de la musique après tout." Et je m'ajoute, pour me convaincre, que l'on ne vit qu'une fois. Elle joue, elle chante, je l'accompagne. J'aimerais que cela ne s'arrête jamais.
Le bus arrive, nous sommes à l'unisson, en état de liesse, et encore en transe.
La longue marche me délasse, on arrive enfin chez moi, on mange, on rit, on se couche, on va sur l'ordinateur, on se couche et... On parle.
J'adore ces nuits passées à parler avec un être cher.
Ca faisait tellement longtemps que ça ne m'était pas arrivé.
J'ai l'impression que dans l'obscurité les langues se délient, et que tout dialogue devient plus fluide et plus simple. Je raconte une dernière fois mes blessures. Je lui dis a quel point ce concert m'a pris aux tripes et comme je suis heureuse de l'avoir partagée avec elle. Je met des mots sur ma sensation de vide. Je pleure en silence. Je me tais... Elle me demande
"Ca ta soulagé d'en parler ?"
"...Oui"
Elle sourit. Tout va bien.
On ouvre la fenêtre et je lui montre ce que je savoure tout les soir : La lune éclaire le voisinage de ses rayons bleutés. C'est magique. Ca me fais plaisir de partager ça avec quelqu'un. Surtout elle...
On finis par s'endormir.
Je me réveille, la matinée est douce et agréable. Elle dors comme un bébé.
La belle se réveille et me rejoins dans le jardin. Journée pleine de relaxation. Elle a l'air plutôt surprise. C'est bon de ne rien faire parfois.
Voila... que dire de plus... j'avais horriblement envie de partager tout ca.
Horriblement envie de te rappeler que tu compte pour moi.
Merci pour cette soirée qui resteras dans mes très bons souvenirs... Enfin une avec toi, que demander d'autre si ce n'est "plus souvent" ?
Je t'aime
Merci
Edit du 28/09/09 : Je savais que tout ça arriverait, c'est ce soir là que je l'ai su. Beau parcours ma belle... continue, je suis fière, j'espère t'avoir arraché un sourire en faisant remonter tout ça à la surface :).
Déjà pour le fait qu'on s'y est prise tard et que j'avais la crève.
Puis l'envie dépasse le reste.... "Allé ! J'y vais !"
Attrapage de bus en beauté.
RER pile à l heure.
Et j'arrive devant bastille en pleine effervescence... Aida est la. Elle me rejoint avec un grand sourire.
C'est bon. Qu'est ce que c'est bon...
On croise son peuple, la tribu des marginaux, émos en tout genre, colorés, décolorés, crétés, décrétés...
Jamais vu ça... j'en prends un coup aux mirettes.
Aida joue de la guitare, elle a progressé, elle chante même mieux...
Nous levons finalement le camps, car les gens commencent a se rassembler, 20 heure approche... La foule se regroupe devant la scène...
Quelques badaux, quelques ivrognes, beaucoup de couples...
Et elle et moi au milieu de tout ca.
Ca y est les premières notes surgissent, les premières voyelles... Et les premiers frissons sur nos bras.
On se regarde, on constate un miracle. Les instruments nous parlent.
Un plaisir intense de communier autour de la musique, cette fête est merveilleuse.
Pascale Picard est magnifique, elle dégage une énergie incroyable, elle est puissante elle est communicative.
Elle viens de se faire de nouveaux fans.
Ma poitrine palpite avec la puissance du son, je sens mon pantalon vibrer autour de mes jambes par les ondes sonores, et je crie.
Puis enfin... après cette introduction puissante... les choses sérieuses commencent.
J'étais venue pour ça.
Ca y'est elle est la.Elle entre sur scène, d'un seul mot la foule se regroupe en rang plus serrés... on a de la chance, on voit tout, on est dans les premiers rangs.
Une douce explosion de joie monte en moi. Je ne tiens plus, je me crispe, je regarde Aida en souriant, j'attrape son bras et le serre...je jubile.
Ca y'est... je... elle...elle chante !
Mademoiselle K fut extraordinaire, mieux encore que la haute idée que je m'en faisait... Un charisme fou, des chansons rythmées par de nouvelles sonorités. Et la ferme impression qu'on est fixé par cette femme.
Je connais les paroles par coeur, et j'éprouve un plaisir fou a chanter a l'unisson avec une foule d'autres personnes aussi mordues que moi. Je jette un regard en arrière... des gens à perte de vue.
Alors j'hurle de joie, je m'extasie, je danse, je me lâche. Je regarde Aida alors que le soleil se couche.
Elle sourit. Mon dieu...que c'est beau.
C'est si bon d'exister.
L'euphorie durera encore longtemps après ce concert.
On part tout de suite après son passage sur scène, on exerce le slalom de gens a la perfection. Cette place est remplie de monde. On voit des têtes jusqu'à la ligne d'horizon, et par delà encore.
Et cela à quelque chose d'effrayant, d'effarant, d'étouffant.
Vite, il faut sortir de la.
A la moindre brèche, nous nous engouffrons dans un flux ininterompue de personnes surexcitées. C'est le délire... On se tient la main, on arrive enfin a trouver un endroit plus respirable... Je regarde vers le monument... l'éclairage est sublime, le ciel est incroyablement beau. Je lui demande de s'arrêter, juste pour que l'on regarde. C'est juste... à couper le souffle. Un court instant, pour le reprendre, et on décolle.
Je cours avec Aida à l'autre bout de mes doigts, j'hurle. C'est incroyable de se sentir aussi vivant.
"J'ai l'impression d'etre dans un film américain" lui souffle-je. On s'installe dans un bar sur notre chemin... je me remet difficilement de mes émotions.
Un redbull pour moi, une desperados pour elle. Pas envie d'alcool. Envie de rester lucide. Pour une fois.
Puis le retour, direction la maison, RER E. Le voyage est calme... Paisible. Aida colle sa tête a la fenêtre et regarde au loin d'un air évasif. Le ciel est toujours aussi beau, et une sensation de sérénité absolue me saisit.
Pas besoin de parler. C'est indisible.
Arrivée a la gare du Raincy. Il est 23 h 30 et Aida est surexcitée.
Elle décide de s'asseoir par terre et de jouer encore de la guitare.
Je suis un peu surprise, j'hésite à la rejoindre. Elle insiste... "oh et puis merde c'est la fête de la musique après tout." Et je m'ajoute, pour me convaincre, que l'on ne vit qu'une fois. Elle joue, elle chante, je l'accompagne. J'aimerais que cela ne s'arrête jamais.
Le bus arrive, nous sommes à l'unisson, en état de liesse, et encore en transe.
La longue marche me délasse, on arrive enfin chez moi, on mange, on rit, on se couche, on va sur l'ordinateur, on se couche et... On parle.
J'adore ces nuits passées à parler avec un être cher.
Ca faisait tellement longtemps que ça ne m'était pas arrivé.
J'ai l'impression que dans l'obscurité les langues se délient, et que tout dialogue devient plus fluide et plus simple. Je raconte une dernière fois mes blessures. Je lui dis a quel point ce concert m'a pris aux tripes et comme je suis heureuse de l'avoir partagée avec elle. Je met des mots sur ma sensation de vide. Je pleure en silence. Je me tais... Elle me demande
"Ca ta soulagé d'en parler ?"
"...Oui"
Elle sourit. Tout va bien.
On ouvre la fenêtre et je lui montre ce que je savoure tout les soir : La lune éclaire le voisinage de ses rayons bleutés. C'est magique. Ca me fais plaisir de partager ça avec quelqu'un. Surtout elle...
On finis par s'endormir.
Je me réveille, la matinée est douce et agréable. Elle dors comme un bébé.
La belle se réveille et me rejoins dans le jardin. Journée pleine de relaxation. Elle a l'air plutôt surprise. C'est bon de ne rien faire parfois.
Voila... que dire de plus... j'avais horriblement envie de partager tout ca.
Horriblement envie de te rappeler que tu compte pour moi.
Merci pour cette soirée qui resteras dans mes très bons souvenirs... Enfin une avec toi, que demander d'autre si ce n'est "plus souvent" ?
Je t'aime
Merci
Edit du 28/09/09 : Je savais que tout ça arriverait, c'est ce soir là que je l'ai su. Beau parcours ma belle... continue, je suis fière, j'espère t'avoir arraché un sourire en faisant remonter tout ça à la surface :).
